02Juil10
Lettre d'info
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Pratique du port du voile intégral sur le territoire national |
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Cher(e) Ami(e),
Ces derniers mois, plusieurs incidents ayant trait au port du voile intégral dans l’espace public, ont défrayé la chronique. Ces faits et le débat républicain qui en est résulté, ont conduit les plus hautes autorités de l’Etat à se prononcer sur cette question.
Ainsi, le Président de la République, dans un discours solennel prononcé devant le Congrès, le 22 juin dernier, a déclaré que « la burqa n’est pas un problème religieux ; c’est un problème de liberté et de dignité de la femme. »
Il appartenait dès lors aux responsables politiques de tous bords d’apporter une réponse de fermeté au développement de pratiques radicales, telles que le port du voile intégral, contraires aux exigences fondamentales du « vivre ensemble » dans la société française. Cette réponse est double : Le temps de l’explication, avec le vote d’une proposition de résolution sur l’attachement au respect des valeurs républicaines face à toutes formes de pratiques y portant atteinte ; Le temps de l’action, avec l’examen, courant juillet, d’un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, présenté en conseil des ministres du 19 mai dernier, sur le fondement constitutionnel de l’ordre public
Ce projet de loi vise à interdire, au sein de tout l’espace public, le fait de dissimuler son visage. La méconnaissance de cette règle, qui ne s’appliquera qu’après une période de six mois de pédagogie, est punie d’une amende de 150 euros maximum ou d’un stage de citoyenneté. En outre, le texte crée une nouvelle infraction réprimant le fait de contraindre une personne à se dissimuler le visage à raison de son sexe d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende (au lieu de 15 000 euros d’amende prévu initialement).
En raison de l’importance de ce dispositif, un consensus de l’ensemble des groupes parlementaires sera probablement trouvé sur ce texte, preuve que sur les sujets où la cohésion nationale semble indispensable, les responsables politiques savent se retrouver.
Restant à votre écoute et vous souhaitant d’excellentes vacances d’été, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures.
Jean-Louis CHRIST I- LA PRATIQUE DU PORT DU VOILE INTEGRAL SUR LE TERRITOIRE NATIONAL : ETAT DES LIEUX ET ETAT DU DROIT
1) Un phénomène nouveau, encore marginal mais en progression Selon une étude citée par le ministre de l’Intérieur, près de 1 900 femmes seraient voilées intégralement en France. Elles portent le niqab, voile qui dissimule tout le corps, y compris le visage, à l’exception des yeux (et non la burqa qui couvre les yeux d’un grillage). Bien que marginal, ce phénomène serait toutefois en progression, notamment dans certaines grandes villes. Il n’existe pas de profil type de ces femmes mais, selon les données disponibles, elle présente les caractéristiques suivantes : — Des femmes relativement jeunes : la moitié d’entre elles est âgée de moins de 30 ans et l’immense majorité, soit environ 90 %, a moins de 40 ans ;
— Des femmes pour la plupart de nationalité française : plus précisément, 2/3 des femmes seraient françaises et, parmi elles, la moitié de ces femmes appartiendrait aux deuxième et troisième générations issues de l’immigration ;
— Les femmes voilées seraient, pour un quart d’entre elles, des converties à l’islam, nées dans une famille de culture, de tradition ou de religion non musulmane. Selon les représentants du conseil français du culte musulman (CFCM), le port du voile intégral n’est pas une prescription religieuse. Il repose sur une vision ultra minoritaire de l’islam. Historiquement, il apparaît davantage lié aux us et coutumes en vigueur dans certaines sociétés du Moyen-Orient avant leur conversion à la religion musulmane. Concernant la présence du salafisme en France, les pouvoirs publics recenseraient sur le territoire national : quelque 12 000 salafistes, contre 5 000 environ en 2004 selon une enquête des Renseignements généraux réalisée en 2004 ; une cinquantaine de lieux de culte musulman contrôlés par des groupes salafistes sur les 1 900 localisés sur le territoire français ; 41% des femmes portant le voile intégral évolueraient dans la mouvance salafiste[1]. 2) Une réglementation éparse et hétérogène
En France, le port du voile intégral est interdit dans deux cas :
- pour les agents publics, dans l’exercice de leurs fonctions au nom du principe de laïcité et leur obligation de réserve et de neutralité ;
- dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire publics (mais pas dans l’enseignement supérieur), la loi du 15 mars 2004 interdit le port de signes ou de tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ;
Par ailleurs, le port du voile intégral peut être interdit pour les salariés et les personnes qui fréquentent les locaux d’entreprise, sur décision du chef d’établissement motivée par le souci d’assurer son bon fonctionnement. En application de l’article L. 1121-1 du Code de travail, l’employeur ne peut apporter aux libertés individuelles que des « restrictions justifiées par la nature des tâches à accomplir et proportionnées au but recherché ».
Sur le fondement de la sécurité publique ou de la lutte contre la fraude, des mesures d’interdiction de la dissimulation du visage dans certaines circonstances ou certains lieux peuvent être prises. C’est notamment le cas : - des contrôles d’identité et des vérifications d’identité prévus par le code de procédure pénale ; - des règles propres à la réalisation des documents d’identité (photographies tête nue) ; - de l’accomplissement de certaines démarches officielles (mariage, acquisition de la nationalité française, vote, remise des enfants à l’école, etc.). - de l’accès à certains lieux, lorsque des motifs de sécurité l’exigent (cela a été expressément jugé pour les consulats ou l’accès aux salles d’embarquement d’aéroports) ; - de l’accès à des lieux ou des services réglementés, lorsque l’identification de la personne ou des vérifications liées à des caractéristiques objectives sont nécessaires (exemple : accès aux débits de boisson en fonction de l’âge ou encore aux abords immédiats d’une manifestation sur la voie publique et en particulier d’événements sports faisant craindre un trouble à l’ordre public).
En conclusion, le port du voile intégral est libre, en principe, sur la voie publique et dans les lieux ouverts, sauf en cas de manifestations sur la voie publique. Il est libre pour les usagers du service public, sauf les élèves du primaire et secondaire publics et sauf dans le cadre de certaines démarches administratives. Il est libre pour les salariés du secteur privé sauf dans certains cas particuliers, qui dépendent des circonstances. Il est interdit pour les fonctionnaires et les agents publics pendant la durée du service.
Qu’en est-il dans les pays européens ?
De plus en plus d’États européens réfléchissent à une interdiction de la dissimulation du visage dans certains espaces. Ainsi, fin avril 2010, la chambre des députés belge a adopté en première lecture une proposition de loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public. Plusieurs villes de la région de Catalogne en Italie ont fait de même. Le gouvernement espagnol songe à emprunter, lui aussi, la voie de l’interdiction générale dans les lieux publics, sous la pression des sénateurs qui, le 23 juin dernier, ont approuvé une motion en ce sens.
II. DES FONDEMENTS JURIDIQUES SOLIDES EN FAVEUR D’UNE INTERDICTION GENERALE ET ABSOLUE DANS L’ESPACE PUBLIC
1) La dissimulation du visage dans l’espace public, incompatible avec les exigences de notre « vivre ensemble »
Comme l’a affirmé très solennellement la proposition de résolution adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 11 mai, la pratique du port du voile intégral est contraire aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. La dissimulation du visage dans l’espace public est contraire à notre idéal de fraternité et constitue une atteinte au respect de la dignité de la personne et un refus ostensible de l’égalité entre les hommes et les femmes.
L’exposé des motifs du projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public déposé par le Gouvernement est également très clair : c’est parce qu’elle constitue une remise en cause de ces règles fondamentales de notre vie en société que la dissimulation du visage ne peut être tolérée dans aucun lieu de l’espace public.
Dans ce cadre, seule une interdiction générale et absolue dans l’espace public est susceptible de répondre au problème posé. Une interdiction partielle du port du voile intégral selon les circonstances et lieux, telles qu’elles ont été envisagées au cours du débat public et en particulier dans l’étude juridique du Conseil d’Etat, constitueraient une « réponse insuffisante, indirecte et détournée au vrai problème posé », celui du respect des règles fondamentales de notre pacte social républicain.
2) Pour une conception renouvelée de l’ordre public
Dans l’exposé des motifs, le projet de loi s’appuie sur une conception renouvelée de l’ordre public pris dans sa dimension immatérielle, c’est-à-dire comme « socle minimal d’exigences réciproques et de garanties essentielles de la vie en société ».
Le Conseil d’Etat, dans son étude juridique, avait suggéré cette approche nouvelle de l’ordre public mais avait jugé qu’elle était juridiquement trop novatrice. Elle n’a en effet pas encore été théorisée en tant que telle par le Conseil constitutionnel ou la CEDH et ne jouit donc pas de la solidité juridique de l’ordre public matériel (sécurité, tranquillité et salubrité publique).
En revanche, la jurisprudence administrative s’est déjà appuyée sur cette notion d’ordre public non matériel comprenant : - d’autre part, ainsi que le principe de moralité publique qui sert de fondement à l’exercice de certaines polices administratives spéciales. - d’une part, la dignité de la personne humaine et notamment depuis le célèbre arrêt relatif au lancer de nain (CE, 27 octobre 1995, commune de Morsang-sur-Orge).
III. UN PROJET DE LOI QUI VISE A INTERDIRE TOUTE DISSIMULATION DU VISAGE DANS L’ESPACE PUBLIC, CONTRAIRE AUX EXIGENCES DE NOTRE « VIVRE ENSEMBLE »
Le projet de loi, qui comporte sept articles, prévoit : L’article 1er énonce le principe selon lequel « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ». Comme le précise l’exposé des motifs, la dissimulation volontaire du visage est « contraire (aux) valeurs fondatrices du contrat social ». …/… L’article 2 apporte quelques précisions nécessaires à la mise en œuvre effective de la règle énoncée à l’article 1er : - Il précise ainsi la nature des lieux qui composent l’espace public : il s’agit non seulement des voies publiques mais aussi, plus généralement, des lieux ouverts au public et des lieux affectés aux services publics. - Il précise également les cas dans lesquels des motifs légitimes peuvent justifier une dissimulation – limitée dans le temps – du visage. L’article 3 prévoit que la méconnaissance de l’interdiction est sanctionnée de l’amende prévue pour les contraventions de deuxième classe, soit 150 euros maximum, et précise qu’un stage de citoyenneté peut être substitué ou prescrit en complément à la peine d’amende. L’article 4 réprime, au titre des atteintes à la dignité de la personne, le fait de contraindre une personne à dissimuler son visage. Cette nouvelle infraction, qui constitue un délit, est sanctionnée d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Un amendement adopté à l’unanimité en commission prévoit : - de doubler l’amende de 15 000 à 30 000 euros ; - de porter les peines à 2 ans d’emprisonnement et à 60 000 euros d’amende lorsque la dissimulation forcée concerne une mineure. L’article 5 prévoit que l’interdiction de dissimuler son visage en public et la sanction des personnes qui ne respectent pas cette interdiction entreront en vigueur six mois après le vote de la loi afin de préparer l’application effective de la règle par un effort de pédagogie et de médiation. L’article 7 prévoit la remise d’un rapport du Gouvernement au Parlement, dix-huit mois après sa publication, sur la mise en œuvre des dispositions de la loi, des mesures d’accompagnement et des difficultés rencontrées.
Interdiction de la dissimulation du visage dans l’espace public : quelle application ? Si les forces de l’ordre constatent une infraction à cette interdiction, elles dressent un procès-verbal de constatation d’infraction. Celui-ci est transmis au Parquet et le procureur de la République propose au contrevenant une sanction (amende de 150 euros et/ ou stage de citoyenneté) qui, en cas d'accord du contrevenant, est homologuée par le juge de proximité (tribunal de proximité). En cas de désaccord, le juge de proximité décide de la sanction à appliquer (amende et/ou stage de citoyenneté). Pour mémoire, si la contrevenante refuse le contrôle de son identité, les forces de l’ordre peuvent, en cas de nécessité, la retenir sur place ou dans un local de police pour vérifier son identité, sur le fondement des articles 78-2 et suivants du code de procédure pénale. [1] - Rapport de la mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, n° 2262, janvier 2010. …/… | ||
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24Juin10
Lettre d'info
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JUIN 2010 : LA REGULATION BANCAIRE ET FINANCIERE |
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Cher(e) Ami(e),
La crise financière de 2007-2008, encore présente dans tous les esprits et dont les effets économiques perdurent encore aujourd’hui, trouve son origine dans la disparité et les lacunes des pratiques de supervision financière et les prises de risques excessives de certains acteurs financiers aux Etats-Unis.
Quand bien même le système financier français a relativement mieux résisté, il n’est pas à l’abri de fragilités constatées dans d’autres pays, du fait notamment des activités transfrontières des grands groupes.
La résorption de ces lacunes de la régulation passe nécessairement par une action concertée de niveau international, conformément à la feuille de route dressée par le G20 de Pittsburgh.
Le projet de loi de régulation bancaire et financière, examiné ce mois par le Parlement, a pour ambition d’un côté de traduire dans la réglementation française les premiers résultats des travaux du G20 et des institutions communautaires : élargissement du champ de la supervision financière (agences de notation) et renforcement de la supervision des groupes transfrontières (institutionnalisation des collèges de superviseurs) et de l’autre, d’améliorer le dispositif français de prévention et de gestion de crise : développement d’une supervision macro-prudentielle (transformation de l’actuel collège des autorités de contrôle des entreprises du secteur financier) en nouveau conseil de régulation financière et du risque systémique) et sécurisation des procédures de gestion de crise (pouvoirs d’urgence de l’AMF).
A la suite des premiers signaux de reprise, il convient de soutenir la normalisation des conditions de financement de l’économie française. Ce projet de loi permet ainsi d’améliorer le financement des grandes entreprises (régime des offres publiques), le financement des PME (offres publiques, fusion OSEO) et le financement de l’habitat (obligations sécurisées).
Attaché à la mise en œuvre d’un tel dispositif, qui permette une véritable moralisation de notre système économique et financier et restant à votre écoute, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures.
Jean-Louis CHRIST PROJET DE LOI RÉGULATION BANCAIRE ET FINANCIÈRE
I - Les principales dispositions du projet de loi :
1) Renforcer la supervision des acteurs et des marchés financiers
§ La création d’un nouveau service d’investissement connexe de notation de crédit, § L’adaptation « technique » des compétences de l’AMF § en matière réglementaire : les services de notation de crédit doivent être introduits dans le champ de compétence de l’AMF, § en matière de pouvoirs d’enquête, § en matière de pouvoir de sanction.
…/…
2) Soutenir le financement de l’économie pour accompagner la reprise
· Oseo Financement, Garantie et Innovation fusionnent au sein d’une société anonyme unique. · Création des « obligations à l’habitat » pour favoriser le refinancement des prêts immobiliers. · Le gouvernement est habilité pendant un délai de neuf mois à réformer par ordonnance le régime des assurances transports afin d’en accroître l’attractivité et la compétitivité.
II – Les principaux amendements du rapporteur du Projet de Loi:
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14Mai10
Lettre d'info
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Engagement national en faveur de l'environnement |
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Le Parlement vient d’entamer l’examen du projet de loi portant engagement national en faveur de l’environnement, dans le prolongement de la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement de 2008. Ce texte est fondamental en ce qu’il donne les outils, chantier par chantier, secteur par secteur, nécessaires à la réalisation des objectifs fixés par le 1er volet du Grenelle.
Un 3ème volet est ajouté, avec la fiscalité environnementale, qui assure le financement du dispositif. 70 mesures fiscales ont ainsi déjà été adoptées, parmi lesquelles l’éco-prêt à taux zéro pour la rénovation thermique des logements anciens, le plan de relance du fret ferroviaire, les projets relatifs aux transports collectifs en site propre, le crédit d’impôt développement durable ou encore le bonus-malus automobile.
Ce projet de loi porte sur 6 axes d’intervention majeurs :
L’amélioration énergétique des bâtiments et l’harmonisation des outils de planification ; Le développement des infrastructures alternatives à la route ; La réduction des consommations d’énergie ; La préservation de la biodiversité ; La maîtrise des risques, le traitement des déchets et la préservation de la santé ; La mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance écologique.
La « mutation écologique », engagée depuis 2007, trouve sa traduction concrète à travers ce projet de loi. Il permettra de poser les bases d’une croissance durable, un nouveau modèle de croissance, fondé sur un développement économique et social maîtrisé et durable, prenant en compte les limites de nos ressources naturelles.
Les moyens pour réussir cette mutation ont été engagés puisque 440 milliards d’euros d’investissements seront débloqués d’ici à 2020, ce qui devrait générer 600.000 emplois nouveaux induits dans les douze prochaines années.
Restant à votre écoute, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures.
Jean-Louis CHRIST
Les principaux objectifs :
Point d’étape sur la mise en œuvre des engagements du Grenelle de l’environnement dans le cadre du plan Bâtiment :
Dispositions relatives à l’urbanisme
…/… Point d’étape sur la mise en œuvre des engagements du Grenelle de l’environnement :
Subvention des études expérimentales sur 12 SCOT Grenelle par l’Etat pour un montant de 1,2 million d’euros
Dispositions relatives au secteur des transports
Les principaux objectifs fixés par la loi « Grenelle I » :
Point d’étape sur la mise en œuvre des engagements du Grenelle de l’environnement :
Dispositions relatives à l’énergie
Les principaux objectifs
Point d’étape sur la mise en œuvre du Grenelle I
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Dispositions relatives à l’agriculture et à la biodiversité
Les principaux objectifs :
Dispositions relatives aux risques pour la santé, aux déchets, aux risques industriels et naturels Principaux objectifs :
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13Avr10
Lettre d'info
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La Réforme du Crédit à la Consommation |
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ACTUALITES PARLEMENTAIRES AVRIL 2010
Cher(e) Ami(e),
Le surendettement est devenu un fléau de nos sociétés modernes. En effet, sur les cinq dernières années, les commissions de surendettement ont traité, dans notre pays, 865.000 dossiers, dont certains comprenaient jusqu’à 40 crédits. Plus globalement, près d’un million de personnes ont du avoir recours à la procédure de surendettement, depuis qu’elle a été créée.
Fait nouveau, le surendettement ne touche plus seulement les 35-54 ans, mais s’étend à présent aux jeunes de 20 ans et plus ainsi qu’aux personnes âgées. Les causes sont multiples. Au crédit immobilier ou aux charges locatives en hausse s’ajoutent les effets de la crise économique actuelle, ainsi que la généralisation des crédits à la consommation.
Afin de développer un crédit responsable, efficace dans la lutte contre le surendettement, le Parlement a examiné, fin mars, un projet de loi portant réforme du crédit à la consommation. Ce texte établit des garde-fous à l’entrée dans le crédit et assure une meilleure protection aux ménages surendettés. Les principaux axes de ce nouveau dispositif portent sur le développement d’un crédit responsable, la réforme de l’assurance emprunteur et le renforcement de l’accompagnement des ménages surendettés.
A ce titre, la réforme du mode de calcul du taux d’usure (bien souvent prohibitif), l’adoption du principe de la création d’un fichier positif, le développement du micro-crédit personnel, la vérification régulière de la solvabilité de l’emprunteur, le renforcement de l’information des emprunteurs défaillants ou la réduction de la durée du plan de redressement sont autant de mesures concrètes qui assurent la mise en œuvre d’un crédit véritablement responsable.
J’ai fait partie des nombreux parlementaires qui ont défendu ce projet, qui constitue une réponse efficace aux enjeux économiques et sociaux lourds, posés par la question du surendettement.
Restant à votre écoute, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures
Jean-Louis CHRIST
Les dispositions du projet de loi portant réforme du crédit à la consommation
Un crédit responsable
n L’article 1er , introduit au Sénat, réforme le mode de calcul du taux d’usure applicable aux crédits à la consommation. Actuellement les prêts sont classés en 6 catégories avec l’application d’un taux d’usure spécifique pour chaque catégorie. Il est procédé à la refonte des catégories de prêts sur le seul critère du montant. Le taux d’usure ne sera donc plus différencié selon la nature du prêt. Par conséquent, le dispositif de l’usure n’incitera pas à la distribution de crédit renouvelable par rapport au crédit amortissable. Afin de revaloriser l’attractivité économique des prêts renouvelables, le montant soumis au taux d’usure des petits prêts sera relevé et les prêts situés au-dessus du seuil de l’usure seront unifiés.
Une étude périodique sera remise au Gouvernement et au Parlement analysant le niveau et l’évolution des taux d’intérêt des crédits aux particuliers. De plus, cet article laisse au Gouverneur de la Banque de France la possibilité de faire des propositions adaptées aux circonstances. Un comité de suivi du taux d’intérêt est mis en place pour une durée temporaire de 2 ans (amendement adopté en commission).
n L’article 2 renforce l’encadrement de la publicité en matière de crédit à la consommation.
Principales modifications apportées par la commission :
n L’article 3 porte sur l’information précontractuelle de l’emprunteur. Il arrête la liste des informations sur les caractéristiques du crédit qui devront apparaître dans toute publicité.
…/…
n L’article 4 renforce la responsabilité du prêteur.
n L’article 5 porte sur la formation du contrat de crédit.
L’article 5 traite également des cartes de fidélité associées à un crédit renouvelable. Il précise que le bénéfice des avances de la carte ne peut être subordonné à l’utilisation du crédit. Le prêteur doit proposer au consommateur la possibilité de payer comptant avec cette carte. L’utilisation du crédit est subordonnée à l’accord exprès du titulaire. Cette règle s’appliquera également aux cartes bancaires à double fonction (crédit classique et crédit renouvelable). La carte de crédit renouvelable, quant à elle, ne sera délivrée qu’au terme de la nouvelle procédure d’octroi de crédit.
n L’article 6 définit le contenu du contrat de crédit à la consommation. Les caractéristiques essentielles du crédit seront placées dans un encadré en début de contrat (modification apportée par le Sénat). Les informations figurant dans le contrat et dans l’encadré seront définies par décret..
n L’article 7 est consacré à l’exécution du contrat.
n L’article 17 concerne la réforme de l’assurance emprunteur. Elle a pour objectif d’accroître la transparence et la concurrence au bénéfice des consommateurs. La mention autorisant les banques à imposer au consommateur un contrat d’assurance emprunteur qu’elles commercialisent est supprimée. L’emprunteur pourra désormais choisir librement son assurance. De plus, les banques seront obligées d’afficher le prix de l’assurance emprunteur en euros par mois dans la publicité sur les crédits.
n L’article 18 définit une règle de protection relative aux opérations de regroupement de crédits antérieurs (crédits à la consommation et crédits immobiliers). Le seuil de présence des crédits immobiliers dans l’opération déterminera le régime juridique applicable au contrat de crédit. Ce seuil sera fixé par le Conseil d’Etat.
n L’article 18 bis, introduit au Sénat, définit le micro-crédit personnel.
Les caractéristiques du micro-crédit personnel sont l’objet du crédit (projets d’insertion) ; la capacité de remboursement des emprunteurs (ce n’est pas une aide sociale) et l’accompagnement social. Cet article indique également l’objet et les modalités de financement du fonds de cohésion sociale. Un amendement adopté en commission a précisé l’étendue des interventions de ce fonds. Il s’agit principalement d’interventions destinées aux personnes en insertion.
Un meilleur accompagnement des ménages surendettés
Actuellement, plus de 720.000 ménages sur environ 800.000 dossiers éligibles aux procédures de traitement du surendettement sont en cours de « désendettement ». Cependant, face à un flux croissant de dossiers, il convient de procéder à une déjudiciarisation partielle des procédures de surendettement. Il s’agit d’une recommandation de la commission Guinchard sur la répartition des contentieux, qui s’est réunie en juillet 2008.
n L’article 21 vise à accélérer les procédures de surendettement.
n L’article 22 porte sur les limites du bénéfice de la procédure de traitement du surendettement. La déchéance du bénéfice sera prononcée à l’encontre du débiteur par la commission ou par le juge de l’exécution. La décision de la commission sera susceptible de recours..
n Les articles 25 et 26 réforment la procédure de rétablissement personnel.
L’article 25 fait une distinction entre deux procédures de rétablissement personnel :
Le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire ne peut intervenir que si le débiteur ne dispose que de biens non professionnels nécessaires à l’exercice de son activité professionnelle. Le rétablissement personnel avec liquidation judiciaire est exclusivement prononcé dans les cas où le débiteur a d’autres biens.
L’article 26 précise le déroulement de la procédure de rétablissement personnel compte tenu des deux procédures. Les modalités procédurales sont différentes selon que le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire est recommandé par la commission de surendettement et rendu exécutoire par le juge ou que le rétablissement personnel avec liquidation est ouvert et prononcé par le juge.
La commission peut orienter les dossiers vers l’une ou l’autre des procédures sous le contrôle du juge.
Le juge pourra ouvrir d’office une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire lorsqu’il statue dans le cadre de contestations de mesures recommandées par la commission de surendettement.
La procédure sans liquidation judiciaire pourra être contestée devant le juge de l’exécution par les débiteurs et par les créanciers. | ||
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13Jan10
Lettre d'info
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JANVIER 2010 : le Revenu de Solidarité Active |
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ACTUALITES PARLEMENTAIRES Janvier 2010
Cher(e) Ami(e), En cette période de vœux, l’année 2010 est placée sous le signe de la reprise, avec comme priorité, la politique en faveur de l’emploi. Le 1er juin dernier, le dispositif du Revenu de Solidarité Active entrait en vigueur, avec pour principaux objectifs, de compléter les revenus du travail des plus fragiles, d’encourager l’activité professionnelle et de simplifier les minima sociaux, en créant une aide unique. Le RSA entre pleinement dans l’action dynamique conduite pour l’emploi, puisqu’au mois de novembre 2009, 401.000 foyers ont déjà perçu le « RSA-activité », en complément de leurs revenus de travail. Le dispositif assure également un meilleur accompagnement des bénéficiaires, grâce à la mobilisation de l’ensemble des acteurs (Etat, collectivités territoriales, Pôle Emploi) et au renforcement des partenariats entre les organismes d’insertion et le service public de l’emploi. 88 conventions d’orientation ont ainsi pu être signées dans les départements et ont notamment permis la mise en place des plateformes uniques d’accueil. L’attention des pouvoirs publics se porte également sur la situation des jeunes. C’est pourquoi, dès cette année, le RSA sera étendu aux jeunes de moins de 25 ans, qui ont exercé une activité professionnelle pendant au moins deux ans. 160.000 jeunes devraient ainsi être concernés par cette mesure. La revalorisation du travail, recherchée par le RSA, passe nécessairement par une véritable insertion professionnelle. Cette dernière est renforcée par diverses mesures de simplification : Les 4 contrats aidés actuellement en vigueur seront remplacés par un seul contrat, le Contrat Unique d’Insertion. Ce contrat permet aux bénéficiaires de cumuler un contrat aidé avec un complément de revenu. Il est ainsi plus simple pour les employeurs, plus équitable pour les salariés et plus performant pour les politiques publiques Grâce au pacte territorial d’insertion, qui sera signé dans les 2/3 des départements d’ici juin 2010, tous les acteurs qui interviennent à l’échelon départemental seront mieux coordonnés L’institution de l’Aide Personnalisée au retour à l’Emploi est également destinée à faciliter la reprise d’activité. Ce dispositif permet concrètement aux bénéficiaires du RSA, qui reprennent une activité, de faire face à des dépenses supplémentaires, notamment pour la garde des enfants ou les déplacements professionnels. Un comité indépendant d’évaluation et de suivi du RSA a été installé le 15 septembre 2009. Son Président, François BOURGUIGNON, vient de remettre au Haut Commissaire aux Solidarités actives un rapport intermédiaire, qui fait un point sur la montée en charge du RSA et notamment, sur son impact sur l’insertion professionnelle et, plus globalement, sur le marché du travail. Les premiers résultats laissent entrevoir que le RSA permet bien de s’attaquer enfin au cas du travailleur pauvre. Il signe véritablement le passage d’une logique d’assistanat et d’enfermement dans la pauvreté à une logique qui rémunère le travail. La lutte contre l’exclusion et une juste valorisation du travail constituent deux moteurs d’une action publique, qui place les principes de responsabilité et de solidarité au cœur de ses engagements. Restant à votre écoute, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures. Jean-Louis CHRIST | ||
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15Déc09
Lettre d'info
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REFORME SUR L'AUTONOMIE DES UNIVERSITES |
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Cher(e) Ami(e), Nous nous situons à mi mandat du quinquennat et, en dépit des aléas conjoncturels à l’échelle internationale, liés à la flambée des cours des matières premières, dont le pétrole, puis à la crise économique, il est possible de dire que la France a déjà un autre visage. De nombreuses réformes, annoncées lors de la campagne présidentielle de 2007, ont d’ores et déjà été mises en œuvre. C’est ainsi le cas de la réforme sur l’autonomie des universités. Dès le 1er janvier 2010, 60% d’entre elles seront passées à l’autonomie, avec des moyens financiers renforcés et la capacité de développer des synergies nouvelles avec l’industrie. Les régimes spéciaux de retraite sont désormais alignés sur le droit commun. La réforme de la représentativité syndicale a également été menée à son terme, en faisant tenir à l’élection un rôle central. La réhabilitation du travail se poursuit, à travers diverses mesures fortes, comme le statut de l’auto-entrepreneur, qui a permis la création de plus de 230.000 entreprises à fin septembre 2009, la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC dans « Pôle Emploi », qui offre un meilleur accompagnement individuel aux demandeurs d’emploi, la réforme de la formation professionnelle ou encore le soutien à l’alternance, notamment pour faciliter au maximum l’insertion des jeunes dans l’emploi. De même, la réforme de la fiscalité au service du travail et de la compétitivité des entreprises est sur les rails. C’est ainsi que la suppression de la taxe professionnelle sur les investissements productifs des entreprises permettra, dès 2010, d’injecter 12 Mds € dans leur trésorerie. La suppression de l’imposition forfaitaire annuelle et la baisse de la TVA dans la restauration participent de la même logique : favoriser l’investissement et donc l’emploi. Avec la réforme de notre Constitution, il a été procédé au plus grand rééquilibrage des pouvoirs depuis 50 ans, à travers un renforcement des pouvoirs du Parlement et de nouveaux droits pour l’opposition. Le Parlement est désormais consulté pour les nominations aux fonctions importantes, avec une possibilité de blocage à la majorité des 3/5. La commission des Finances de l’Assemblée nationale est confiée à un membre de l’opposition. Le recours à la procédure d’urgence et au 49-3 par le Gouvernement est à présent limité. La maîtrise de la moitié de l’ordre du jour revient aussi au Parlement. …/… Les droits des citoyens ont également été renforcés puisqu’ils pourront saisir directement le Conseil Supérieur de la Magistrature s’ils s’estiment victimes de la négligence d’un magistrat. Un Défenseur des droits va également être mis en place pour veiller au respect des libertés publiques et individuelles. A côté de ces droits renforcés, un nouvel équilibre avec les devoirs de chaque citoyen se met en place. Parce que le droit de grève des uns devait être concilié avec le droit de travailler des autres, la garantie d’un service minimum dans les transports en commun et à l’école a été instaurée. Parce qu’il appartient également au chômeur de s’impliquer dans la recherche d’un emploi, il a été introduit des sanctions pour tout refus de deux offres valables d’emploi. La crise économique mondiale aura été le fait majeur de cette année 2009. Le plan de soutien massif au financement de l’économie a permis d’assurer la stabilité des banques et de garantir les dépôts des Français, tout en évitant une asphyxie de notre système financier. Le plan de relance de l’économie par des investissements, qui donnent du travail aux Français et préparent les infrastructures de demain de notre pays, aura mobilisé 60 Mds €. La prime à la casse et le bonus/malus ont également permis de soutenir l’activité dans l’automobile, le principal secteur industriel français. Pour amortir le choc de la crise sur l’emploi, des réponses innovantes ont été élaborées pour engager la France sur la voie d’une véritable Sécurité sociale professionnelle. L’indemnisation de l’activité partielle a ainsi été améliorée pour concerner 320.000 bénéficiaires. La suppression des charges pour les embauches dans les TPE a permis 550.000 créations d’emploi en 1 an. Depuis deux ans, la France pèse encore davantage sur la scène internationale. Sous l’impulsion du Président de la République, l’Europe a été remise sur les rails avec l’adoption d’un traité simplifié. La France a encore réussi à imposer l’Union Européenne comme un acteur majeur pour faciliter le règlement des conflits : Russie-Géorgie, Moyen Orient. La France a encore su inspirer une nouvelle gouvernance mondiale avec l’institutionnalisation du G20, attelé à mieux réguler le système économique de la planète. Les chantiers restent évidemment vastes, que ce soit pour l’Ecole, la Recherche, la croissance verte, les retraites ou encore l’organisation de la démocratie locale. Toutefois, il est possible de dire que les réformes initiées depuis 2007 ont déjà dégrippé les moteurs du changement et remis la France en mouvement. Vous souhaitant de joyeuses fêtes de fin d’année, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures. Jean-Louis CHRIST
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24Nov09
Lettre d'info
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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2010 |
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ACTUALITES PARLEMENTAIRES Novembre 2009
Cher(e) Ami(e), Le Parlement s’est penché, ces dernières semaines, sur l’adoption du Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2010. Ce projet a été bâti, sur la base d’une prévision de croissance de +0.75% de notre PIB en 2010, contre une régression de 2.25% en 2009. Si nos déficits publics se sont établis à 141 milliards d’euros en 2009, en raison, principalement, d’une diminution des recettes, liée à la crise et non compensée par une augmentation des impôts ou une politique inflationniste, ce projet de Budget pour 2010 devrait ramener le déficit de l’Etat à 115 milliards d’euros dès l’année prochaine. Le PLF 2010 se veut donc vertueux sur le plan du désendettement progressif de l’Etat, tout en étant ambitieux, en prolongeant le plan de relance, indispensable pour créer les conditions d’une reprise économique forte et durable. Le Budget pour 2010 est ainsi marqué par des mesures d’ampleur, comme la réforme de la Taxe Professionnelle, qui devrait alléger la charge fiscale des entreprises de 4 à 5 milliards d’euros en montant brut, la restitution accélérée des crédits d’impôts recherche pour les entreprises ou encore l’instauration d’une taxe carbone avec son dispositif de compensation. Ce Budget paraît au total comme étant un budget de sortie de crise, volontariste et responsable sur le plan économique, social et environnemental. Le document joint présente plus dans le détail les mesures clés du projet de loi de finances pour 2010, en reprenant également les dispositions en faveur des secteurs d’activité fortement touchés par le ralentissement économique et au bénéfice des publics les plus fragiles. Mes collègues parlementaires et moi-même demeurons mobilisés pour que ces mesures budgétaires puissent être suivies d’effets dans les meilleurs délais. Restant à votre écoute, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures. Jean-Louis CHRIST PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2010 Les trois angles de la réforme de 1- L’impact sur les entreprises : La charge fiscale pesant sur les entreprises sera globalement allégée de 4 à 5 milliards d'euros, en montant brut : - tous les secteurs macroéconomiques seraient « gagnants » suite à la réforme ; - les activités financières seraient les moins bénéficiaires tandis que les secteurs les plus favorisés seraient le bâtiment-travaux publics, les transports, les services aux entreprises et l'industrie agroalimentaire ; - en termes de taille des entreprises, celles qui profiteraient le plus de la réforme seront celles dont le chiffre d'affaires est compris entre 1 et 3 millions d'euros, les moins favorisées celles dont le chiffre d'affaires est supérieur à 7,6 millions d'euros ; - le projet du Gouvernement ne prévoit aucun changement s'agissant des modalités d'imposition des activités libérales. La situation peut être très contrastée au sein d’un même secteur en fonction du rapport entre la valeur ajoutée produite par l’entreprise et le foncier. Ainsi, dans le secteur du commerce, les petits commerçants (dont le foncier est très faible) devraient être largement gagnants, les grands distributeurs et les entreprises de logistique (surfaces importantes mais relativement faibles au regard du chiffre d’affaire) plutôt gagnantes, alors que les entreprises qui distribuent aux professionnels seraient pénalisées par le poids de leur foncier rapporté à la valeur ajoutée produite. 40 000 entreprises seraient particulièrement pénalisées par la réforme à cause notamment du barème instauré pour le calcul de la contribution complémentaire qui remplace l’ancienne TP sur les investissements. Ce barème est progressif ce qui veut dire que les petites entreprises ne payeront plus de TP. Cette situation encouragera le découpage des grands groupes en petites entités juridiques pour échapper à la contribution complémentaire instaurée. Cette lacune a été identifiée par Gilles Carrez qui a proposé une rédaction complète de la réforme et proposé une consolidation du chiffre d’affaires des petites entreprises au sein d’un groupe pour calculer la base imposable de la nouvelle contribution complémentaire. Une deuxième lacune a également été identifiée par Gilles Carrez qui considère que l’on va taxer les entreprises sur le chiffre d’affaires et non sur la valeur ajoutée alors que la contribution complémentaire est sensée être assise sur la valeur ajoutée. Cette option du Gouvernement irrite fortement les professions libérales qui sont taxées sur la base de leurs recettes et de leur immobilisation. Comme la partie immobilisation sera supprimée, elles seront taxées sur la partie recettes d’activités. Ce qui revient à les pénaliser très fortement. è En clair, cette réforme aura un impact positif sur les entreprises puisqu’elle allège le coût de l’investissement en pleine crise économique mais génère beaucoup de perdants à cause du barème instauré. …/… 2- L’impact sur les collectivités locales : La suppression de la taxe professionnelle à partir du 1er janvier 2010 entraînera mécaniquement une diminution de 22 Mds€ des ressources des collectivités territoriales. Elles bénéficieront en contrepartie de nouvelles ressources, dont la répartition entre niveaux de collectivités est confiée par le Gouvernement au Parlement. Dans le projet de loi initial, ces ressources sont : - la nouvelle contribution économique qui remplace l’ancienne TP, qui comportera une part foncière (cotisation locale d’activité) et une part assise sur la valeur ajoutée (cotisation complémentaire) ; - une nouvelle imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux les plus bénéficiaires de la suppression de - la réduction, au profit des collectivités, de plus de 2 Mds€ des frais de gestion de la fiscalité locale (frais de recouvrement jusqu’à présent prélevés par l’Etat sur le produit des impôts fonciers) ; - le transfert par l’Etat de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM), de la part Etat des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) et de la taxe sur les conventions d’assurances (TSCA).
La réforme n’entrera en vigueur pour les collectivités qu’en 2011. L’année 2010 doit permettre d’ajuster et finaliser dans le détail les modalités de la ventilation entre collectivités des nouvelles ressources fiscales, dans le respect du principe constitutionnel d’autonomie financière. Gilles Carrez a voulu dès le début de la présentation de la réforme renforcer le lien entre l’entreprise et son territoire d’implantation. Il propose de transférer au bloc communes - intercommunalités une part de la contribution complémentaire prise sur les départements, qui, en échange, recevraient une partie du produit de taxe foncière et de droits de mutation à titre onéreux. De plus, la commission des finances a estimé nécessaire de mettre en place un dispositif de péréquation ambitieux visant à tenir compte non seulement des différences de dynamique entre les produits fiscaux de chaque collectivité, mais surtout du poids pour chacune d’entre elles de la part des ressources budgétaires gelées dans leur panier de recettes. 3- L’impact pour l’Etat : La suppression de la taxe professionnelle sur les équipements et biens mobiliers (EBM) entraînera mécaniquement celle des dégrèvements de l'Etat. Lors de son audition, Mme Christine Lagarde a estimé que cette suppression représente une baisse brute de dépense de 15 milliards d'euros pour l'Etat. Elle aboutit à un coût net de 4,8 milliards d’euros pour l’Etat compte tenu de son impact sur l’impôt sur les sociétés et des mesures spécifiques envisagées.
Article 3 : Financement des chambres de commerce et d’industrie Ø Article 4 : Prorogation pour les dépenses engagées en 2009 de la restitution immédiate et accélérée des créances de crédit d’impôt recherche pour les entreprises Ø Afin de soutenir l’activité des entreprises dans le contexte économique actuel, il est proposé de reconduire, pour les créances de crédit d’impôt recherche calculé au titre des dépenses de recherche exposées en 2009, le régime de remboursement immédiat et accéléré prévu par l’article 95 de la loi de finances rectificative pour 2008 tout en le codifiant. Article 5 : Instauration d’une taxe carbone et d’une taxe sur le transport routier de marchandises Ø Pour maintenir le réchauffement de la planète en dessous de …/… Ø A cet effet, le présent article crée une taxe carbone, recouvrée par simplification dans les mêmes conditions que les taxes intérieures de consommation applicables aux produits utilisés comme carburant ou combustible, mais avec un champ d’application plus large. Le prix de la tonne carbone est fixé à 17 euros en 2010. Article 6 : Création d’un crédit d’impôt sur le revenu forfaitaire destiné à rendre aux ménages le montant de la taxe carbone Ø Il est proposé de créer un crédit d’impôt sur le revenu forfaitaire afin de redistribuer, à l’ensemble des ménages, la taxe carbone sur la valeur ajoutée induite qu’ils vont supporter. Il est fixé forfaitairement à 46 € pour un contribuable célibataire ou assimilé, et à 92 € pour un couple soumis à imposition commune. Il est porté respectivement à 61 € et 122 € pour les contribuables qui sont domiciliés dans une commune qui n’est pas intégrée à un périmètre de transports urbains. Ces montants sont majorés de 10 € par personne à charge. Article 7 : Remboursement partiel de la taxe carbone en faveur des exploitants agricoles Ø Le présent article a pour objet, d’assurer le remboursement à hauteur des trois quarts de la taxe carbone que supporteront en 2010 les exploitants agricoles sur leurs dépenses énergétiques (gazole, fioul et gaz). Article 8 : Suppression du taux de TVA réduit sur les équipements de climatisation Ø Il s’agit de supprimer cet avantage fiscal afin de favoriser des solutions alternatives moins émettrices de gaz à effet de serre. Article 9 : Barème de l’impôt sur le revenu 2010 Ø Il est proposé d’indexer les tranches de revenus et les seuils du barème qui lui sont associés, adoptés à l’article 2 de la loi de finances pour 2009, comme l’évolution de l’indice des prix hors tabac de 2009 par rapport à 2008, soit 0,4%. Article 10 : Exonération d’impôt sur le revenu de l’aide exceptionnelle de 200 € versée aux bénéficiaires de certaines prestations sociales et à certains demandeurs d’emploi et de la prime exceptionnelle de 500 € versée aux travailleurs privés d’emploi. Ø Exonération d’impôt sur le revenu de l’aide exceptionnelle et de la prime exceptionnelle afin de donner leur plein effet aux mesures de solidarité nationale annoncées lors du sommet social du 18 Février 2009. Article 12 : Exonération de droits de mutation par décès des successions des militaires décédés en opération extérieure Ø Il est proposé d’étendre l’exonération spécifique de droits de mutation par décès attachée aux successions des militaires, qui s’applique à titre principal aujourd’hui en cas de décès en temps ou par fait de guerre, aux décès survenus à raison d’opérations extérieures (« OPEX ») et ce quel que soit le type de mission concernée. Elle pourrait s’appliquer aux successions ouvertes à compter du 1er janvier 2008. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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20Oct09
Lettre d'info
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réduction de la Fracture numérique |
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ACTUALITES PARLEMENTAIRES OCTOBRE 2009 Cher(e) Ami(e), La question de la desserte de notre pays par les technologies numériques constitue un enjeu essentiel d’aménagement du territoire, en matière de développement économique et d’accès aux services, à l’information, à l’éducation et à la culture. La France compte aujourd’hui 18 millions d’abonnés au haut débit et la couverture numérique du territoire devrait s’achever en 2012, conformément au plan « France numérique 2012 ». Néanmoins, les services offerts localement connaissent encore une grande disparité, ce qui génère un risque de fracture numérique entre les zones géographiques. La loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 a prévu plusieurs instruments destinés à favoriser le déploiement de la fibre optique, notamment l’obligation pour les opérateurs de cartographier leurs réseaux, l’obligation de fibrer les immeubles neufs et de mutualiser leurs infrastructures et, dans les immeubles anciens, de laisser les occupants exercer leur droit à la fibre. De plus, la loi pour l’accélération des programmes de construction et d’investissement publics et privés a consacré un droit de passage dans les réseaux publics. Le volet numérique du plan de relance, doté de 750 millions d’euros, vise également à favoriser l’accès au très haut débit, notamment en lançant le processus de couverture des zones où cette infrastructure peut être déployée de façon rentable si elle est mutualisée. Dans le prolongement de ces mesures, le Parlement a souhaité rationaliser et encourager le déploiement de la fibre optique, notamment dans les territoires ruraux. C’est ainsi qu’il a adopté un texte, dont vous trouverez ci-joint les parties clés, qui vise à la fois à réduire la fracture numérique existante et à prévenir l’apparition d’une fracture numérique dans le très haut débit, par la création de schémas directeurs territoriaux d’aménagement numérique et d’un fonds d’aménagement numérique des territoires. Attaché à la mise en œuvre de ce plan, qui permettra notamment à nos territoires ruraux de bénéficier d’un accès au haut débit équivalant à celui des zones urbaines et restant à votre écoute, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures. Jean-Louis CHRIST PRINCIPALES DISPOSITIONS : REDUCTION DE LA FRACTURE NUMERIQUE Le Parlement a créé un titre I, inséré avant l’article Ier de la proposition de loi, rassemblant l’ensemble des dispositions en matière de réduction de la Titre I : Réduire la · l’articles 1er A introduit par le Parlement modifie la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. Il consolide dans la loi les objectifs de déploiement de la télévision numérique terrestre (TNT) fixés pour les chaînes historiques par le Conseil supérieur de l’audiovisuel.
Les objectifs de couverture finale en TNT hertzienne définis par le CSA sont de 95% de la population au niveau national. Cet objectif est assorti d’un correctif départemental de 91% pour les chaînes historiques, correctif auquel cet article nouveau donne une assise législative. · l’article 1er B introduit par le Parlement vise également à consolider dans la loi les objectifs de déploiement de Pour ces chaînes, les critères retenus par le CSA pour établir la liste des sites à numériser sont une desserte de 95% de la population totale avec un correctif départementale de 85%. Cet article nouveau donne pour mission au CSA d’assurer dans le choix des modalités et du calendrier de déploiement des autres chaînes en TNT numérique hertzienne une couverture minimum de la population de chaque département. Cet équilibre prend en compte à la fois les contraintes spécifiques à ces chaînes et les impératifs de desserte de la population par voie hertzienne. · l’article 1er CA introduit par le Parlement précise que le CSA informe les maires des communes actuellement couvertes totalement ou partiellement par des émetteurs de télévision analogique qui ne seront pas couvertes en mode numérique terrestre. Cela permettra le cas échéant aux maires d’assurer la couverture numérique de leur commune par d’autres technologies (satellite, ADSL). · l’article 1er C introduit par le Parlement vise à autoriser l’administration des impôts à communiquer au GIP « France Télé Numérique »- créé pour accompagner le passage de la diffusion analogique vers la diffusion numérique prévu au plus tard pour le 30 novembre 2011- les information nécessaires (nom, prénom et adresse) pour identifier les bénéficiaires du fonds d’aide prévu à l’article 102 de la loi du 30 septembre 1986. · l’article 1er D introduit par le Parlement prévoit, dans les deux mois suivant la publication de la loi, la remise par le Gouvernement au Parlement d’un rapport sur les moyens à mettre en œuvre pour aider les foyers situés dans des zones non couvertes par la diffusion hertzienne de · l’article 1er E introduit par le Parlement propose la remise d’un rapport par l’ARCEP sur les possibilités de montée en débit (systèmes de bi-injection, déport des signaux, démultiplexage…) dans les territoires non desservis dans un premier temps par les réseaux très haut débit fixe ou mobile. · l’article 1er F introduit par le Parlement harmonise les compétences des juridictions aptes à connaître des décisions réglementaires prises par l’ARCEP en matière d’accès au réseau qui, selon la base légale retenue, relève aujourd’hui soit du juge judiciaire soit du juge administratif. Afin renforcer la sécurité juridique en la matière, cet article nouveau unifie la compétence juridictionnelle au profit du juge administratif pour connaître de ces décisions réglementaires. Titre II : Prévenir l’apparition d’une nouvelle · La loi de modernisation de l’économie du 4 août L’article 1er G introduit par le Parlement prévoit qu’un opérateur tiers peut, lors de l’établissement d’une ligne de communications électroniques à très haut débit dans un immeuble et moyennant un partage équitable des coûts, demander la mise à disposition d’installations et d’éléments de réseau spécifiques. Afin de favoriser la mutualisation entre les opérateurs, l’opérateur qui installe la fibre optique dans un immeuble devra, sous le contrôle de l’ARCEP, proposer aux opérateurs tiers d’installer des équipements qui leur reviendront et notamment des fibres supplémentaires. · L’article 1er H, introduit par le Parlement, permet à l’ARCEP de réglementer la localisation du point de mutualisation de la boucle locale très haut débit en dehors des immeubles privés. Il s’agit de faciliter la constitution de la boucle locale optique. · Le Parlement a introduit un article 1er IA par amendement du Gouvernement qui autorise l’intervention des collectivités territoriales comme investisseur minoritaire dans des réseaux ouverts de communications électroniques. En vertu de cet article nouveau, les collectivités territoriales et leurs groupements sont autorisés à détenir, séparément ou à plusieurs, au plus la moitié du capital et des voix dans les organes délibérants de sociétés commerciales ayant pour objet l'établissement et l'exploitation d'in Cette possibilité d’intervention financière est accompagnée de deux garanties, à savoir aux réseaux dits passifs et l’incitation à la cohérence avec les réseaux d’initiative publique déployés par ailleurs. · L’article 1er I introduit par le Parlement tend à prévoir que l’appel d’of Cet article permettra d’associer le Parlement sur l’attribution de ces · L’article 1er vise à créer des schémas directoriaux territoriaux d’aménagement numérique (SDTAN) qui ont pour vocation de recenser les zones desservies en haut et très haut débit, ainsi que les zones à desservir par les réseaux en très haut débit. Ces SDTAN, dont le caractère est indicatif, ont une double fonction : d’une part, ils établissent un diagnostic des réseaux existants et les zones qu’ils desservent ; d’autre part, ils proposent une vision stratégique sur le développement des réseaux, en mettant l’accent sur les réseaux à très haut débit. L’article Un syndicat mixte d’aménagement numérique regroupe les collectivités territoriales et leurs groupements exerçant la compétence d’aménagement numérique (art. L. 1425-1 du CGCT), ainsi que des communes et un ou plusieurs départements ou régions. Le périmètre du syndicat mixte comprend un département ou plusieurs parties de départements. De la même manière, l’article · L’article 4 vise à créer un fonds d’aménagement numérique des territoires contribuant au financement de certains travaux de réalisations d’ouvrages prévus par les SDTAN. Un comité national de gestion rassemble, à parts égales, l’Etat, les opérateurs de communications électroniques et les syndicats mixtes d’aménagement numérique. Le Sénat a également introduit la disposition selon laquelle les règles d’attribution des aides s’appliquaient dans des zones déterminées par l’ARCEP, à savoir des zones peu denses et non rentables. Enfin, le Parlement a supprimé l’alinéa prévoyant l’abondement du fonds par une contribution versée par les opérateurs de communications électroniques. L’objectif est de ne pas entraver le déploiement du très haut débit assuré principalement par les opérateurs et les collectivités. · Le Parlement a introduit un article 4 bis A relatif à l’extension aux DOM du règlement (CE) n° 717/2007 modifié du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2007 concernant l'itinérance sur les réseaux publics de communications mobiles à l'intérieur de Les nouveaux accords sur l’itinérance prévoient la création d’un tarif de commerce en gros et d’un tarif plafond pour les SMS, la définition d’un nouvel encadrement des tarifs pour les communications vocales, ainsi que des obligations de transparence. · Le Parlement a introduit un article 4 bis qui permet, d’une part, d’exiger de l’opérateur historique la liste et la cartographie des lignes multiplexées qu’il conserve et, d’autre part, de demander à l’ARCEP de préciser les conditions dans lesquelles la résorption de ces lignes multiplexées est possible. · L’article 4 ter introduit par le Parlement vise à permettre à une collectivité de poser des fibres optiques lors de tous travaux de tranchées effectuées sur le domaine public. Cet article nouveau inscrit donc dans la loi, en l’étendant à tout type de réseau souterrain, une proposition similaire du plan France Numérique 2012. · L’article 5 prévoit la fixation des modalités d’application de la présente loi par un décret en Conseil d’Etat. · L’article 6 prévoit la compensation financière des charges résultant pour les collectivités territoriales et pour l’Etat de la présente proposition de loi est supprimé. · L’article 7 introduit par le Parlement prévoit d’étendre aux réseaux et services locaux de communications électroniques les domaines dans lesquels un syndicat mixte fermé est autorisé à adhérer à un autre syndicat mixte. | ||
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15Sept09
Lettre d'info
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Septembre 2009 - Favoriser l'accès au crédit des PME |
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ACTUALITES PARLEMENTAIRES Septembre 2009
Cher(e) Ami(e), L’actualité de cette rentrée est encore dominée par la crise économique et ses effets, notamment sur l’emploi. Comme vous le savez, la crise financière de septembre 2008, à l’origine de la récession mondiale actuelle, a nécessité une intervention énergique des Etats pour soutenir les établissements bancaires et rétablir la confiance entre les différents acteurs économiques. Dans le cadre des plans de relance, mis en œuvre dès l’automne 2008, notamment aux Etats-Unis et en Europe, il est essentiel que les banques jouent le jeu et acceptent de prendre à nouveau des risques, pour accompagner les PME dans leur développement et leurs investissements. A l’échelle de la circonscription, plusieurs entreprises sont ainsi dans l’attente d’une décision des banques pour faire valider un plan de reprise. Ainsi, une proposition de loi, tendant à favoriser l’accès au crédit des PME et à améliorer le fonctionnement des marchés financiers sera examinée en séance publique le 17 septembre 2009. Cette proposition vise à améliorer le suivi des financements « fléchés » à destination des PME, à responsabiliser les comportements des acteurs de la distribution du crédit et à favoriser le développement de certains segments des marchés financiers. Elle impose l’amélioration de leur collecte de données aux organismes de régulation comme la Banque de France. Elle prévoit également la motivation des réductions ou interruption de crédit bancaire aux entreprises. Elle tend encore à obliger les établissements de crédit à communiquer aux entreprises, à leur demande, une explication de la note interne dont elles font l’objet. Elle prévoit enfin des sanctions contre les établissements de crédit qui ne respecteraient pas les conditions légales d’emploi des fonds collectés sur les livrets A non centralisés à la Caisse des dépôts et consignations. Restant à votre écoute, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes salutations les meilleures. Jean-Louis CHRIST PROPOSITION DE LOI tendant à favoriser l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises et à améliorer le fonctionnement des marchés financiers Ø Préavis et motivation des réductions ou interruptions de crédits bancaires aux entreprises (article 1er) L’article 1er propose de renforcer l'encadrement des réductions ou interruptions de crédits bancaires aux entreprises par une : - fixation par la loi du délai minimal de préavis de 60 jours actuellement fixé au niveau réglementaire, - obligation de motiver les réductions ou interruptions de crédits bancaires si les entreprises concernées en font la demande. Ø Motivation de la notation bancaire des entreprises (article 2) L’article 2 vise à obliger les établissements de crédit à fournir aux entreprises qui sollicitent un prêt ou en bénéficient, sur leur demande, une explication de la notation interne les concernant. Ø Publication annuelle par l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM) d’un rapport sur les placements des organismes d’assurance concourant au financement des PME (article 3) Ø Sanction du non respect par les établissements de crédit des conditions d’emploi de certains fonds d’épargne réglementés (article 3 bis) Cet article, introduit par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, vise à apporter des garanties que les banques respectent leur obligation légale d’emploi des 16,5 milliards d’euros issus de l’épargne réglementée versés par En cas de manquement, des sanctions seraient prévues : il leur serait retiré le double de la part des sommes non affectées à des emplois d’intérêt général dans l’ensemble des sommes non centralisées. La commission des Finances du Sénat a jugé cette sanction « excessivement sévère » : elle a préféré que la sanction consiste plutôt en une centralisation à Ø Publication mensuelle, par les établissements de crédit, du montant de leurs encours de crédits aux entreprises de moins d’un an (article 4) Le Sénat a maintenu la suppression de cet article décidée par les députés. La commission des Finances de l’Assemblée nationale a en effet inclus cette disposition de l’article 4 (avec une périodicité moindre) dans le cadre plus large du dispositif de l'article 5. Ø Statistiques relatives aux crédits bancaires consentis aux jeunes entreprises et PME (article 5) Ø Motivation de la décision de retrait par les assureurs crédit de leur garantie des créances d’un assuré sur un client (article 5 bis) Ø Suivi des encours garantis par les assureurs crédit (article 5 ter) Ø Communication à l’Autorité de la concurrence d’informations sur le coût des services aux PME (article 5 quater) Cet article avait été supprimé à l’Assemblée nationale, après un avis de sagesse de la commission des Finances et un avis du Gouvernement favorable à la suppression, au motif que l'Autorité de la concurrence, chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles ou les abus de position dominante, n'est pas un observatoire des prix ou des marges. Le Sénat a maintenu la suppression de cet article. Ø Création d’un financement spécifique pour les jeunes entreprises, bénéficiant de la garantie OSEO (article 6) La suppression du présent article par les députés, à l'initiative du Gouvernement et en dépit de l'avis défavorable de leur commission des Finances, a été maintenue par la commission des Finances du Sénat. Le Gouvernement a fait valoir qu’OSÉO mettait déjà plusieurs outils à la disposition des PME et que ses modalités d'intervention étaient fixées par la voie de conventions passées avec l'État et ne relèvent donc pas du domaine législatif. Ø Dispense de rapport de gestion pour certaines SAS et SARL (article 6 bis) Ø Extension à l’outre mer du régime simplifié de l’auto entrepreneur ouvert aux bénéficiaires de l’aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise (article 6 bis) Ø Alignement en matière de lutte anti-blanchiment le régime déclaratif des experts comptables sur celui des avocats et permettre aux services de l’Etat chargées des mesures de gel des avoirs de recevoir de l’administration fiscale toutes les informations nécessaires à l’accomplissement de cette mission (article 6 bis) Ø Augmentation des ressources du Fonds monétaire internationale pour aider les pays confrontées à la crise économique et financière mondiale (article 6 septies) Ø Adaptation du régime de fiducie aux principes de la finance islamique (article 6 sexies B) L’article 6 sexies a été adopté à l’initiative du rapporteur, Philippe MARINI. Il vise à renforcer l’attractivité de la place financière de Paris en mettant en conformité la fiducie avec les principes de la finance islamique, qui développe des services bancaires et des produits financiers compatibles avec les prescriptions de la loi coranique. Ce type de finance, développé notamment dans les pays du Golfe, a été déjà largement pris en compte au Royaume-Uni. Il représente des sommes considérables (700 milliards de dollars) qui ne peuvent pas être négligées par Les banques françaises possèdent déjà des filiales spécialisées sur ce créneau de la finance islamique au Moyen Orient. L’ajout de cet article par le rapporteur s’inscrit dans le cadre d’une réflexion engagée en 2008 par la commission des Finances du Sénat sur l’opportunité et les modalités pour Le développement de ce type de finance en France demeurera néanmoins subordonné au respect d'un principe de neutralité fiscale et juridique (les adaptations portées permettront un enrichissement de notre corpus législatif qui pourra être utilisé, le cas échéant, dans d'autres domaines que la finance islamique). Ø Encadrement des dates de valeur des opérations de paiement par chèque (article 6 sexies) Cet article, introduit par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, interdit aux banques d'aménager un décalage excédant 1 jour ouvré entre la date de valeur d'un paiement et celle retenue pour sa comptabilisation. Ø Aménagement de la procédure de mise en conformité des plans d’épargne interentreprises (PEI) avec les obligations légales et réglementaires (article 6 septies) (nouveau) Afin notamment de favoriser le développement de l'économie solidaire et, à plus long terme, de permettre une diffusion plus large de l'épargne salariale dans les petites entreprises en simplifiant les procédures, ce nouvel article, introduit par la commission sur l’initiative de son rapporteur, vise à apporter davantage de souplesse dans les modalités de modification des PEI : jusqu’à présent toute modification doit être approuvée par l'ensemble des entreprises adhérentes. Les PEI seront mis en conformité avec les modifications législatives ou réglementaires en recueillant l'accord par défaut des entreprises. La modification du plan sera proposée à chacune des entreprises adhérentes. Elle sera adoptée sauf si plus de la moitié d'entre elles s'y opposent. | ||
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